Dans le prolongement des journées du patrimoine, il s’agit d’attirer l’attention
du public sur un double patrimoine, artisanal bien sûr, mais aussi littéraire – plus rarement mis en valeur - qui est celui des
Compagnons.
Le dynamisme créé par l'année Sand, la récente publication du Compagnon du Tour de France
en collection de poche nous autorisent à revisiter ce roman, le premier où
George Sand épouse la cause du peuple. Ce roman où s'ébauche l'utopie d'une mixité sociale est le fruit d'une rencontre d'auteurs ; il est né de la lecture enthousiaste du livre d'un ouvrier, Le Livre du Compagnonnage d'Agricol
Perdiguier. Sand l’écrit dans le but d'aider l’action d'union des compagnonnages voulue par Perdiguier et dans le souci d'illustrer une culture populaire. Sand cherche à montrer la puissance d'union et de civilisation du Compagnonnage, elle analyse ses dissensions et le fait entrer en dialogue avec les « classes cultivées ».
Le Compagnon du Tour de France eut une destinée unique, la fécondité de cette rencontre - qui fut et reste exceptionnelle - se doit d’être mesurée dans toute son étendue.
Commissaires de l'exposition : Martine Watrelot et Bruno Daniel